Au Mali, la sécurité reste la préoccupation majeure de la population. Face à la persistance du terrorisme, de nombreux citoyens s’interrogent sur l’efficacité des réponses apportées par les différents acteurs présents sur le terrain, y compris les organisations non gouvernementales (ONG) nn̈humanitaires.
C’est dans cet esprit que Boureima Ouologuem, technicien en télécommunications, plaide pour une suspension des activités de certaines ONG internationales, telles que le HCR, Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge.
Selon lui, ces organisations revendiquent une stricte impartialité, mais leur présence n’aurait pas produit les résultats attendus par une partie de la population. Il estime que le Mali accueille ces structures depuis plusieurs années sans que la situation sécuritaire ne s’améliore durablement.
S’appuyant sur sa propre lecture des événements, il affirme que les périodes de restriction visant certaines ONG ont coïncidé avec une relative accalmie sécuritaire. Il considère qu’une suspension de leurs activités pendant six mois à un an pourrait permettre au Mali et aux autres États de l’AES de reprendre pleinement la maîtrise de la lutte contre le terrorisme.
Cette position, qui engage exclusivement son auteur, illustre un débat de plus en plus présent au sein de l’opinion publique malienne sur le rôle, l’utilité et les limites de l’action des ONG humanitaires dans un contexte de crise sécuritaire prolongée.
Par Boureima Ouologuem Technicien en télécommunications

