Lutte contre le changement climatique :  » Ne manquons pas ce rendez-vous avec l’histoire et disons oui aux actions concrètes pour un développement Durable. » dixit la presidente de l’AMAVEC face aux étudiants et corps enseignant de la Faculté d’Hist-Géo

Sene Kunafoni

L’Espace universitaire n’est as rester en marge de la 27ème édition de la Quinzaine de l’Environnement Bamako 2026. Dans le cadre des nombreuses activités de la Quinzaine de l’Environnement , la Faculté d’Histoire-Géo a abrité , le mercredi 10 juin 2026, une Conférence débat sur le thème : « restaurations des terres et résilience climatique ».

À l’entame de la cérémonie, Madame la Présidente de l’AMAVEC et non moins Promotrice de LENA DECO a témoigné que c’est un grand honneur pour elle de prendre la parole pour aborder l’un des défis les plus cruciaux, les plus urgent, mais aussi les plus porteurs d’espoir de notre siècle : la restauration des terres et notre résilience face au changement climatique.
Affirmant que la terre n’est simplement du sol, mais le socle des économies, la source de alimentation, le réservoir de la biodiversité et le premier rempart des communautés contre les chocs climatiques, elle a évoqué son regret face aux millions d’hectares de terres fertiles qui se dégradent sous l’effet conjugué des activités humaines et des dérèglements de l’atmosphère. A l’en croire, la désertification, l’érosion des sols et la perte de nutriments ne sont pas des concepts abstraits ou de lointains menaces futures. Mais des réalités actuelles qui traduisent une crise profonde par rapport à la perte de productivité agricole, l’insécurité alimentaire, l’accentuation de la pauvreté et les déplacements forcés des populations.

 » Le climat change, nos terres souffrent, mais notre capacité à agir reste intacte.
Ne manquons pas ce rendez-vous avec l’histoire et disons oui aux actions concrètes pour un développement Durable. Le constat est clair, nous ne pourrons pas traverser la crise climatique si nous continuons à détruire le sol qui est tout pour nous. C’est ici que réside tout l’enjeu de notre thématique de ce jour. Restaurer les terres, ce n’est pas un luxe écologique, mais une nécessité stratégique pour bâtir la résilience. » , a plaidé la Présidente de l’AMAVEC.

Ainsi, elle a invité les uns et les autres à retenir qu’une terre restaurée, c’est :
Un sol capable de retenir l’eau et de résister aux sécheresses ; Un puits de carbone naturel qui absorbe les gaz à effet de serre : Un bouclier pour la biodiversité et garantie de revenus pour les agriculteurs, les éleveurs et les communautés locales.

Selon elle, les solutions n’existent pas toujours dans les technologies révolutionnaires ou des milliards d’investissements, mais passent souvent par le bon sens, le savoir local et l’agro écologie dont la régénération naturelle assistée, la reforestation intelligente, la gestion durable des pâturages ou encore la restauration des zones humide.la restauration. En fin, elle a indiqué que pour que ces solutions passent de projets pilotes à celle de transformations massives, il serait nécessaire de briser les silos. Tel etait l’objet de la conférence débat.
Organisée par l’AMAVEC en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, il est à noter que cette conférence-débat était en presence de Madame l’ancienne ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Bernadette Keïta; du doyen et le vice doyen de la faculté d’histoire et de géographie; de madame la coordinatrice du master science de l’environnement et du Développement Durable (MSEDD);
du représentant de l’agence de l’environnement et du développement durable (AEDD); du Doyen de la Faculté d’Histoire et de Géographie; des représentants d’institutions; de
M.Ousmane Sidibé, parrain de l’AMAVEC; du représentant de la commission nationale d’organisation de la 27ème édition de la quinzaine de l’environnement; des experts, Enseignants, chercheurs, acteurs de terrain , des étudiants ainsi que des représentants d’organisations de la société civile.
Faut-il le rappeler l’Association pour l’Environnement, l’Assainissement et pour un Meilleur Cadre de Vie (AMAVEC) a été créée suivant récépissé N°310/CKTI en date du 28 septembre 2018, publiée dans le journal officiel de la république du Mali sous le numéro 36 du 12 octobre 2018, enregistrée au registre des ONG, GIE et Associations de la mairie de kalaban coro sous le N°252/M-CRK. Elle a comme objectifs d’Initier et/ou soutenir des actions de l’amélioration du cadre de vie des populations; d’Appuyer la politique de l’Etat en matière d’assainissement, de protection de l’environnement et du développement durable.

Dognoume Diarra

Le Confident

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