Salif Keïta, est un chanteur et compositeur malien né le 25 août 1949 à Djoliba, un village proche de Bamako.
Passionné par la musique malgré l’interdiction de sa famille noble, Salif Keïta rejoint en 1967 le groupe Super Rail Band de Bamako, où il affine son style en mêlant rythmes mandingues et sonorités modernes. Son talent exceptionnel le mène ensuite à intégrer Les Ambassadeurs Internationaux, un groupe légendaire qui lui permet d’explorer de nouvelles sonorités et de se faire connaître au-delà des frontières du Mali.
Dans les années 1980, il s’installe en France et entame une carrière solo brillante. Son album Soro (1987) révolutionne la musique africaine en fusionnant les mélodies traditionnelles mandingues avec du jazz, du funk et de l’électro. Il enchaîne les succès avec des albums comme Amen (1991), Moffou (2002) et La Différence (2009), un plaidoyer contre la discrimination des albinos.
Salif Keïta ne se contente pas d’être une icône musicale. Il est aussi un fervent défenseur des droits des albinos à travers sa fondation, qui milite pour leur protection et leur inclusion. Son engagement, tout comme sa musique, fait de lui un ambassadeur de la culture et des valeurs du Mali.
En 2018, il nous offre l’album Un Autre Blanc, tout en montrant sa capacité à donner de la bonne musique.
Salif Keïta, c’est plus qu’une voix : c’est un symbole de résilience, d’innovation et de fierté africaine.
Le Rideau

