La date du 6 février 2014 reste gravée dans les mémoires. En ce jour, plusieurs dizaines de migrants tentant de rejoindre l’Europe ont été abattus par les forces de sécurité Espagnols. Depuis ce jour les mouvements sociaux de défense des droits des migrants rendent hommage à tous les migrants disparus au cours de leur chemin.
Selon Mme Diori TRAORE, principale conférencière, la commémoration du 6 février tire sa source du drame qui a frappé l’Afrique subsaharienne en cette date de l’année 2014. A ses explications, plus de 200 personnes ont perdu la vie sous les balles des gardes-frontières Espagnols lorsqu’ils tentaient d’accéder à la nage sur la plage de Tarajal. Ce fut un drame choisi par les dirigeants Européens en application de leur politique migratoire. C’est ainsi qu’elle affirme :«Pour empêcher les migrants d’arriver en terre Espagnole, les gardes-frontières Espagnols ont utilisé du matériel anti-émeute. C’est à dire des balles en caoutchouc à un groupe de migrants qui tentaient de traverser la nage vers l’autre rive et les militaires Marocains présents n’ont pas porté secours aux personnes qui se noyaient, devant eux quinze corps ont été retrouvés côté Espagnole, des dizaines d’autres ont disparu, les survivants ont été refoulés, certains ont péri côté marocain».
Ainsi plusieurs organisations de défense des droits de l’homme se sont mobilisés pour dénoncer le drame tout en faisant le jour du 6 février une date symbolique où l’on rend hommage aux migrants disparus de partout. Mais force est de constater que depuis lors, le nombre de morts et de disparus n’ont cessé d’augmenter dans la Méditerranée, dans le désert, dans le Sahara, dans les frontières internes de l’Union Européenne etc.
L’AEI-Mali lance un appel à tous les organisations des droits de l’homme, sociales et politiques de se mettre en ensemble et coordonner les luttes pour que les responsabilités soient afin de rendre justice aux victimes. Cette édition 2026 s’est tenue sur le terrain Chaba de Lafiabougou en Commune 4 du District de Bamako en présence des autorités coutumières, communales et les organisations de jeunes.
Daouda Z Kané

