Dans une famille, il est déjà difficile d’avoir deux chefs. Imaginez alors ce que cela représente d’en avoir six… C’est une cacophonie, un déséquilibre constant, un champ de tir où chacun cherche à imposer sa vision, ses intérêts, ses hommes. Et pourtant, c’est la réalité troublante de notre pays aujourd’hui.
Comment un pays peut-il avancer lorsque six personnes, chacune avec ses alliés, ses protégés, ses calculs, prétendent en tenir le gouvernail ? Chacune d’elles, naturellement, cherchera à protéger les siens, même ceux qui fautent, même ceux qui trahissent l’intérêt collectif. C’est humain. Mais c’est précisément ce qui rend cette situation invivable.
Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt ou de citer des noms. Les faits parlent d’eux-mêmes. Ce qu’il faut dire, avec fermeté mais sans haine, c’est qu’un pays ne peut être gouverné par un collège de chefs. L’histoire, la logique, et même le bon sens l’interdisent. Un pays a besoin d’un président. Un seul. Pas pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, mais pour incarner l’unité, donner une direction claire, rendre des comptes. Les autres doivent accompagner, conseiller, contrôler si besoin. Mais suivre.
Tant que cette évidence ne sera pas acceptée, tant que nous continuerons à faire semblant que tout va bien alors que nous vivons à six vitesses, nous n’en sortirons pas. Le pays restera à genoux, pris dans un engrenage de divisions, de duplicité et de paralysie.
Force doit rester à la loi. À l’ordre républicain. À la vision d’un avenir commun. Car à six pays dans un seul, on n’en bâtira jamais un seul digne de ce nom
Bonne semaine
EDITO : Un bateau, un capitaine
Dans une famille, il est déjà difficile d’avoir deux chefs. Imaginez alors ce que cela représente d’en avoir six… C’est une cacophonie, un déséquilibre constant, un champ de tir où chacun cherche à imposer sa vision, ses intérêts, ses hommes. Et pourtant, c’est la réalité troublante de notre pays aujourd’hui.
Comment un pays peut-il avancer lorsque six personnes, chacune avec ses alliés, ses protégés, ses calculs, prétendent en tenir le gouvernail ? Chacune d’elles, naturellement, cherchera à protéger les siens, même ceux qui fautent, même ceux qui trahissent l’intérêt collectif. C’est humain. Mais c’est précisément ce qui rend cette situation invivable.
Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt ou de citer des noms. Les faits parlent d’eux-mêmes. Ce qu’il faut dire, avec fermeté mais sans haine, c’est qu’un pays ne peut être gouverné par un collège de chefs. L’histoire, la logique, et même le bon sens l’interdisent. Un pays a besoin d’un président. Un seul. Pas pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, mais pour incarner l’unité, donner une direction claire, rendre des comptes. Les autres doivent accompagner, conseiller, contrôler si besoin. Mais suivre.
Tant que cette évidence ne sera pas acceptée, tant que nous continuerons à faire semblant que tout va bien alors que nous vivons à six vitesses, nous n’en sortirons pas. Le pays restera à genoux, pris dans un engrenage de divisions, de duplicité et de paralysie.
Force doit rester à la loi. À l’ordre républicain. À la vision d’un avenir commun. Car à six pays dans un seul, on n’en bâtira jamais un seul digne de ce nom
Abdouramane Doucouré

