Soninkegny : le chef de village Soumaïla dit N’Golo Diarra conduit à sa dernière demeure

Sene Kunafoni

Décédé à l’âge de 91 ans, le patriarche a été accompagné par une foule de parents, d’amis, de proches et de connaissances. Son fils, notre confrère Dognoumé Diarra dit Baini, lui rend un hommage empreint d’émotion et de gratitude.

Le lundi 19 octobre 2026, à Soninkegny, parents, amis, proches et connaissances ont accompagné à sa dernière demeure le chef de village, Soumaïla dit N’Golo Diarra, père de notre confrère Dognoumé Diarra dit Baini.
Décédé à l’âge de 91 ans, le patriarche laisse derrière lui le souvenir d’un homme dont la longue vie aura été marquée par l’expérience, la sagesse et l’engagement et la justice au service de sa communauté.
Honnête et digne, sa disparition constitue une immense douleur pour sa famille, ses proches et l’ensemble des habitants de Soninkegny, qui perdent ainsi une figure respectée.

En cette douloureuse circonstance, nous adressons nos sincères condoléances à la famille éplorée, particulièrement à notre confrère Dognoumé Diarra dit Baini, ainsi qu’à toute la communauté de Soninkegny. Puisse Allah, dans Son infinie miséricorde, accueillir le défunt dans Son Paradis éternel. Qu’Il lui pardonne ses péchés et lui accorde le repos éternel.

Dognoumé Diarra dit Baini : « J’ai raté l’occasion de pleurer »

Au-delà de la douleur de la perte, notre confrère a tenu à exprimer sa profonde reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui l’ont entouré, lui et sa famille, durant cette terrible épreuve. Dans un témoignage poignant, il évoque la force de la solidarité humaine face au deuil.

Voici l’intégralité de son message de remerciement :

« Ce que je vais vous dire va beaucoup vous surprendre ! Avez-vous déjà entendu quelqu’un parler de “rater l’occasion de pleurer” ?

Je serai peut-être la première personne à vous parler de cette expression, que j’ai moi-même vécue le samedi 17 octobre 2026, aux environs de 23 heures. C’est à ce moment-là que j’ai reçu, dans l’enceinte du Conseil de cercle de Kéniéba, ce coup de fil glaçant de mon champion de grand frère, Bourama, m’annonçant le rappel à Dieu de notre père.

En effet, lorsque mon champion de grand frère m’a annoncé le décès, je me suis abstenu de pleurer afin de pouvoir informer le maximum de personnes : amis, collègues, partenaires, proches, etc.

On a l’habitude de dire que ce n’est pas seulement la mort d’une personne qui nous est chère qui nous fait pleurer, mais aussi le fait de nous replonger, par la pensée, dans les souvenirs partagés avec elle.

Je vous le dis sincèrement : grâce à cet esprit de solidarité légendaire des Maliens, manifesté à travers les commentaires sur Facebook, les messages, les appels téléphoniques ainsi que les messages et notes vocales sur WhatsApp, empreints de chaleur humaine, je n’ai pas eu le temps de réfléchir à notre perte, encore moins de pleurer.

Jour et nuit, mon téléphone n’a cessé de vibrer au rythme des appels et des messages, tous porteurs de soutien moral. C’est alors que j’ai compris que j’avais raté l’occasion de pleurer.

Profondément touché par le formidable élan de solidarité dont vous avez fait preuve lors des funérailles de notre père, je tiens à vous exprimer notre plus vive gratitude.

Votre soutien moral et matériel, tout comme votre présence, ont rendu ce moment douloureux plus supportable. Merci d’avoir été là. Il est des chagrins difficiles à surmonter, mais la chaleur de votre solidarité a considérablement allégé notre peine.

Voir autant d’amour, d’entraide et de respect entourer le départ de notre père a été une véritable leçon d’humanité. Ma famille et moi vous remercions chaleureusement pour votre présence et votre générosité exemplaires.

Dans cette douloureuse épreuve que représente la perte de notre père, votre présence, vos mots et votre immense élan de solidarité ont été d’un réconfort inestimable. Vous avez honoré sa mémoire de la plus belle des manières.

Avoir une telle communauté à nos côtés dans les moments les plus sombres est une bénédiction que nous n’oublierons jamais. Du fond du cœur, merci pour votre soutien indéfectible et votre générosité.

Merci de nous avoir empêchés de pleurer, en essuyant nos larmes grâce à cet élan de solidarité qui ne nous a laissé aucune occasion de nous sentir seuls face à notre chagrin, ni abandonnés dans notre condition d’orphelins.

Enfin, me voici désormais capable de faire face à cette réalité que j’ai toujours refusé d’imaginer, encore moins d’envisager de vivre.

Dors en paix, cher père, cher Dougoutigui, comme tu aimais l’entendre de la bouche de M. Pierre Amet Touré, ton médecin sénégalais à la Clinique Pasteur, avec qui tu parlais couramment le wolof pour raviver tes souvenirs du Sénégal. »

Le Confident

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