Eh oui le mal es très profond et ne vient pas seulement d’ailleurs, il prend racine en nous-mêmes maliennes et maliens. C’est pourquoi l’urgence est là, l’urgence de se faire chacune et chacun un mea-culpa.
Le Mea-culpa c’est de faire un auto examen, une auto évaluation afin de voir et entendre ses propres erreurs avant de pointer du doigt l’autre. Ayons le courage de Le dire, le mal qui nous arrive actuellement tire sa source de certains de nos propres comportements.
Oui, je suis coupable, tu es coupable, il est coupable, nous sommes coupables, vous êtes coupables, ils sont coupables. Dans chaque pays du monde, le préalable est et demeure la loi fondamentale (la constitution).
La constitution est faite de règles et lois issues d’œuvre collective et sa finalité est l’instauration de l’entente, la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble en parfaite harmonie. Autrement dit, la Constitution est la norme suprême et la loi fondamentale d’un État, régissant l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics (exécutif, législatif, judiciaire) et garantissant les droits et libertés des citoyens. Elle définit le rôle du Président, du Parlement et du Gouvernement et hiérarchiquement le fonctionnement de toute chose dans un pays.
Cependant combien sont ces élites, au niveau de chaque corporation (administration civile, hiérarchie militaire, administration scolaire, société civile, secteur privé, secteur artisanal), qui s’en fichent de ces règles établies par la loi fondamentale et les piétinent à longueur de journée?
Or, le pays idéal que nous cherchons tous n’est jamais possible sans le respect strict des textes de la loi fondamentale en vigueur.
Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées! :
Car le changement que nous attendons commence toujours par celui que nous refusons de voir en nous-mêmes. Que le policier accepte de travailler conformément à ses prorogatifs d’éducateur, de sensibilisateur et preneur de sanction en toute sincérité sans ségrégation ni népotisme ; que le militaire, l’enseignant, le journaliste, le magistrat, l’avocat, le commerçant, le maçon, le menuisier, l’imam, le prêtre, le charlatan, hommes et femmes fassent de même sans dérogation aucune. Ce serait une garantie totale pour la citoyenneté et le pays aura une sécurité et une prospérité au vrai sens du terme. La vraie sécurité ne sera garantie que lorsque les militaires, policiers et magistrats acceptent d’être contrôler au même titre que les simples citoyens. Tout le monde est citoyen avant d’être à une fonction quelconque. Qu’on mette fin à toutes les pratiques non autorisées par la loi fondamentale (la constitution).
Se faisant, on aura sauvé le pays de plonger dans des situations comme celle du samedi 25 avril 2026. On a pas besoin de faire une école pour comprendre que le respect des lois en vigueur facilite même le travail du Service des Renseignements dans un pays. Si un béret, une toge, ou un simple coup de téléphone suffit pour que le policier laisse un véhicule qui n’est pas en règle, comment voulez-vous que le travail du Service des Renseignements soit efficace?
Sans errance aucune, ce n’est un secret de polichinelle pour personne, nous savons tous qu’il y’a des gens qui ne sont ni militaire, ni magistrat, ni quoi que ce soit, mais peuvent se procurer de leur insigne afin de rouler illégalement dans la ville en trompant la vigilance des policiers.
Après les attaques terroristes simultanées du 25 avril 2026 ayant plongé inconsolablement tout le Mai dans les larmes, il est impératif que des leçons du genre soient tirer afin d’assainir le pays de certaines pratiques. Le faisant, on aurait honoré le Général d’Armée à titre posthume, feu Sadio CAMARA à jamais.
À jamais dans nos cœurs : Vas sereinement Maraka Sadio, la cheville ouvrière du rapprochement Bamako-Moscou!
Dognoume Diarra

