Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé, lors de la célébration du 14 novembre, la portée historique de cette date marquant la reprise de Kidal par les Forces Armées Maliennes en 2023. Une victoire qualifiée de « moment inscrit en lettres d’or » dans l’histoire nationale, symbole de la souveraineté retrouvée et de l’unité du territoire.
Il a souligné que cette reconquête ne représente pas uniquement un succès militaire, mais aussi la récupération d’une part essentielle de l’âme malienne, longtemps meurtrie. Le ministre a insisté sur la force symbolique du drapeau qui flotte désormais de nouveau sur Kidal, rappelant que cette victoire s’est aussi construite dans les esprits et dans la conscience collective.
Le ministre a appelé la communauté universitaire à jouer pleinement son rôle dans la consolidation de cette souveraineté. Il a invité les enseignants, les chercheurs et les étudiants à analyser les facteurs ayant conduit à cette avancée décisive, à proposer des modèles de gouvernance innovants et à contribuer, par leur réflexion, à la construction d’une paix durable et d’une cohésion retrouvée.
Il s’est engagé à promouvoir des programmes de recherche prioritaires dédiés à la stabilisation et au développement, encourageant thèses et travaux scientifiques orientés vers les enjeux de souveraineté nationale.
Abordant les enjeux géopolitiques, il a réaffirmé la centralité stratégique de Kidal, rappelant que « celui qui tient Kidal, tient le Sahel ». Il a également dénoncé les campagnes de désinformation menées par certains médias étrangers, qualifiés de relais d’intérêts néocoloniaux, et a réaffirmé la résilience du Mali face aux tentatives d’ingérence ou de manipulation.
Le ministre a mis en garde « l’axe du mal » composé, selon lui, d’acteurs hostiles et de leurs relais terroristes, convaincu que leurs prédictions catastrophistes échoueront face à la vigilance et à la détermination du peuple malien. Citant un passage de l’opéra dogon, il a adressé un message clair à ceux qui souhaitent affaiblir le Mali.
Il a enfin conclu en appelant à transformer Kidal en un symbole de résilience et d’unité, plutôt qu’en un point de division, et a exhorté la communauté universitaire à s’engager résolument sur ce chemin.
Ccom MESRS

