AFFAIRE DOUGA-COULOU : l’ACVCDCY serait-elle au-dessus de la loi ?

Sene Kunafoni

Dans un pays où règne l’état de droit, tous les citoyens ont l’obligation de se conformer aux règles et principes en vigueur vis-à-vis de la constitution. D’où l’expression nul n’est au-dessus de la loi. Pourtant, force est de constater certains manquements flagrant vis-à-vis de la loi, par les membres de l’Association des Collectifs de Victimes de Casses et Dégâts sur la Colline de Yirimadio ( ACVCDCY ). D’où la question à savoir s’ils étaient au-dessus de la loi.

L’article 7 de la constitution de 2023 ordonne que toute personne a droit à un procès équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable. Pourtant, l’ACVCDCY que préside Yamadou Keïta, technicien comptable de son état, serait dans l’optique de s’opposer à toutes ses dispositions tout en piétinant les décisions de justice dans le litige foncier contre les habitants de Sirakoro Méguétana.
Peut-être que les membres de l’ACVCDCY pensent que quand on est victime, qu’on a le droit de faire subir l’injustice à autrui. Selon plusieurs rapports d’enquêtes et expertises, cette association serait dans l’injustice totale contre la chefferie et son délégué Lamine Sidibé à Sirakoro Méguétana.
Comme indiqué dans nos précédentes parutions, l’ACVCDCY présidée par M. Yamadou Keïta se serait pointée sur Douga-coulou de Sirakoro Méguétana (série S M) avec des papiers d’une localité située à Yirimadio, et ont fait dégager les habitants de Sirakoro Méguétana. Celà, sous prétexte que cet endroit est une zone de recasement pour eux. Selon les habitants de Sirakoro Méguétana, le nommé Yamadou Keïta, Aboubacar César Diallo (doyen), sergent-chef Souleymane Sangaré (chauffeur militaire résidant à Kati) et Moussa Keita sont les membres de l’Association en question. Pour le cas du sergent-chef Souleymane Sangaré (chauffeur militaire), il serait en train d’aider son gendre Aboubacar César Diallo.

En effet, pour éviter tout affrontement dans cette affaire, des démarches à l’amiable avaient et entreprises par la délégation de Sirakoro Méguétana. Cette délégation a été jusque chez les Chefs du sergent-chef Souleymane Sangaré afin qu’ils l’exhortent à de meilleurs sentiments, mais en vain. Il aurait carrément refusé en disant que son gendre a une grosse de justice. Or, cette grosse concerne Yirimadio et non Sirakoro Méguétana Douga- Coulou, selon les habitants de Sirakoro Méguétana. C’est ainsi que la chefferie de Sirakoro Méguétana a pris l’initiative d’envoyer également une lettre à la direction de la douane à fin d’inviter la direction à intervenir pour que Aboubacar César Diallo se retire de cette affaire qui n’honore pas la profession des douaniers. Mais malheureusement cette lettre aussi est restée sans aucune réponse jusque-là. Et successivement une lettre du chef de village de Sirakoro Méguétana fut également envoyée à la Primature ; au ministère de la justice ; au ministère de la défense ainsi qu’au ministère de la sécurité, pour qu’une solution idoine soit trouvée à cette agression.

Au-delà de tout Celà, Sirakoro Méguétana a posé une plainte au tribunal militaire contre les deux porteurs. Le tribunal militaire a ordonné la gendarmerie de Senou de convoquer les deux concernés, mais rien jusque-là.
Contre toute attente ce sont les deux porteurs d’uniforme (armée de terre et douane) qui ont porté plainte contre Sirakoro Méguétana au tribunal de la Commune 6. Pour répondre à cette plainte, 5 personnes à savoir un conseiller du nom de Bakary Traoré, M. Tidiane Traoré, M. Karim Sidibé et M. Bazoumana Sangaré, propriétaires de terre ont été au tribunal. Ils ont bien expliqué au procureur que l’espace dont l’ACVCDCY dispose d’une grosse de justice n’est pas le même qu’ils habitent et avec preuves à l’appui. Les membres de l’Association des Collectifs de Victimes de Casses et Dégâts sur la Colline de Yirimadio (ACVCDCY) disposes des documents d’un endroit se trouvant à Yirimadio et convoitent un endroit qui fait partie de Sirakoro.
Ainsi, le Procureur a transmis l’affaire au Juge d’Instruction qui a ouvert une enquête. Cette enquête a prouvé que les lieux ne sont pas les mêmes effectivement à travers les auditions. Alors il a demandé une expertise des géomètres sur les lieux. Ce qui n’a pas plu aux membres de l’ACVCDCY. Alors ils ont été faire des mandats d’amener au tribunal de la commune 5 en date du 28 juillet 2025. Suite à ces mandats, des porteurs auraient été envoyés nuitamment (5 heures du matin), pour aller prendre de force 3 personnes de Sirakoro, qui ont été placés à la MCA sans audition aucune. Selon nos interlocuteurs, certains étaient en culotte et ont été humiliés.

Après avoir fait des démarches pour libérer ces 3 personnes, les habitants de Sirakoro ont constaté le faux et usage de faux sur les documents de l’ACVCDCY et ont porté plainte au pôle économique. Le Pôle National Économique et Financier a mis en garde à vue, le président de l’association M. Yamadou Keïta. Mais pour défaut de mandat il a été libéré par le juge du Pôle Economique 3 jours après.

Après avoir contacter un autre faux et usage de faux dans d’autres documents de l’association en question, Sirakoro a porté plainte une deuxième fois auprès du Pôle Economique qui a donc écrit : le génie rural de Kati, IGM, domaine de Kati et de Koulikoro, le sous-préfet de Kalaban-Coro et ses techniciens, le préfet de Kati et ses techniciens et le gouvernorat de Koulikoro ainsi que le cabinet d’expertise CETIG ; les chefs de village de Sirakoro et de Yirimadio pour qu’ils se retrouvent sur le site pour une enquête d’expertise.

Le chef de village de Yirimadio a montré les limites de Yirimadio ; Celui de Sirakoro a montré les limites de Sirakoro; le géomètre de Sirakoro a montré toutes ses bornes implantées dans la zone. Suite à cela, le chef de village de Yirimadio M. N’Tô Diarra et ses conseillers ont confirmé que l’endroit en question est bel et bien de Sirakoro Méguétana et non de Yirimadio. Le préfet de Kati et le Sous-préfet de Kalaban-Coro ont aussi témoigné en appuyant que c’est bien Sirakoro Méguétana. Malgré toutes ses expertises prouvant que l’endroit est de Sirakoro, les membres de l’association continuent de démolir les maisons de Sirakoro Douga-Coulou (Duga Kulu ) et d’émettre des convocations à travers le Tribunal de la Commune II contre les habitants de Sirakoro. Présentement Lamine Sidibé, un propriétaire de terrain qui était mandaté par le chef de village de Sirakoro Méguétana croupi en prison.
Or, quand le juge d’instruction de la Commune VI a demandé à Yamadou Keïta de venir avec un document prouvant un acte de déguerpis à Yirimadio puis un document sur un probable recasement à Douga-Coulou, il n’a pu les fournir. Avant Celà, le chef de village de Yirimadio avait aussi confirmé qu’il n’y a jamais eu de déguerpis dans son quartier (Yirimadio).

Rien qu’en se référant sur le plan d’état des lieux du site de la série S M du parcellement de Kati sis à Douga Coulou (Douga Coulou) Sirakoro Méguétana levé et dressé par le cabinet « CETIG » du Géomètre Expert Hamidou Togola (Échelle 1/2000), il s’avère que l’association de M. Yamadou Keïta (ACVCDCY) est dans une démarche qui porte atteinte au droit des habitants de Sirakoro Méguétana. Ce plan a une légende contenant la limite de la série S M d’après Kati; CETIG ; village Sirakoro Méguétana ; S M/80 et S M/99 de Kati; Recensement de Kati; Parcelle N T et BDT6 dans le même ilot ; limite décision du gouvernement annulé.

Les membres de l’ACVCDCY se croient au-dessus de la loi ?

Au fait, Lamine Sidibé le représentant du village de Sirakoro Méguétana, qui se trouve actuellement en prison avait porté plainte contre Yamadou Keïta le Président de l’Association des Collectifs de Victimes de Casses et Dégâts sur la Colline de Yirimadio (ACVCDCY) et Ibrahim Koïta, ex Sous-préfet de Kalaban-Coro pour faux et usage de faux, disposition de bien d’autrui et complicité portant sur des faux morcèlements, des fausses lettres d’attribution et la spéculation foncière d’un espace de 54 hectares appartenant au village. Suite à cette plainte, le résultat de l’enquête préliminaire de la Brigade Economique et Financière du Pôle National Économique et Financier en date du 1er octobre 2025. Ce rapport évoque que les membres de l’association que préside Yamadou Keita, Technicien Comptable exerçant l’activité de commerce divers et de suivi auprès des commerçants, refuse de répondre à la convocation. Notamment, Zoumana Coulibaly qui est resté introuvable jusqu’à la date où le rapport a été fait. M. Yamadou Keita le président aussi n’a pas voulu mettre la liste de son bureau à la disposition des enquêteurs du Pôle National Économique et Financier.

La preuve que les habitants de Sirakoro Méguétana sont des victimes d’injustice causée par l’ACVCDCY :
Le Rapport de mission de la commission d’enquête foncière de Douga-coulou, dans la commune rurale de Kalaban-Coro conformément au rapport circonstancié en date du 14 juillet 2025 produit par le cercle de Kati suite à la réquisition à personne qualifiée de la Brigade Économique et Financière du Pôle National Économique et Financier conformément à laquelle le préfet du cercle de Kati a créé une commission d’enquête financière de Douga-coulou, dans la Commune Rurale de Kalaban-Coro, suivant la décision No2025-022 /P-CKTI en date du 21 juillet 2025. En conclusion, cette mission a suggéré que pour plus de précision et d’éclaircissement, de commettre un géomètre expert pour pouvoir identifier et délimiter conformément au plan d’application, la série S M de Sirakoro-Méguétana et situé également la question d’appartenance du site de Douga-coulou, objet du litige entre le village de (Yirimadio) dont l’association de Yamadou Keita se réclame et celui de Sirakoro-Méguétana. Et c’est suite à cela que le Cabinet CETIG a été contacté pour son expertise. Une expertise dont le rapport final fut publié dans notre précédente parution.

En fin, après tout ce qui précédent dans cette affaire, les habitants de Sirakoro Méguétana demande à M. Ouologuem, le juge d’instruction du pôle économique l’ouverture du dossier contenant la plainte contre les membres de l’ACVCDCY (plus de 20 personnes) qui tarde après plus de 5 mois. Aussi, que les autorités s’impliquent enfin que force soit à la loi dans cette affaire.

Dognoume Diarra

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