Militant influent de la société civile malienne et leader du Front « Touche pas à Mon Argent », Badra Aliou Sacko a été enlevé par des individus armés non identifiés depuis le vendredi 14 mars 2025 alors qu’il venait de présider une réunion dudit Front.
Connue pour ses prises de position contre l’instauration d’une taxe sur les télécommunications et mobiles money, sa disparition plonge ses proches dans l’inquiétude, tout en alimentant l’indignation des défenseurs des droits humains. Depuis cet enlèvement, aucune nouvelle n’a été reçue de M. Sacko. Ce qui attise un inquiètant climat de tension au Mali.
L’affaire Sacko fait écho à d’autres disparitions récentes, telles que celle de Mahamane Mariko, enlevé en octobre dernier avant d’être libéré sous pression populaire. Ces événements soulignent des préoccupations croissantes sur les libertés fondamentales au Mali, où la répression des voix dissidentes semble se renforcer. La nécessité d’une justice indépendante et du respect accru des droits humains apparaît comme un impératif pour éviter toute dérive autoritaire.
Dans un contexte économique déjà fragile, marqué par la taxe imposée sur les télécommunications, les coupures d’électricité constantes et l’inflation, l’enlèvement de Badra Aliou Sacko exacerbe les frustrations populaires. La mobilisation citoyenne se renforce, tandis que des appels à la libération immédiate de Sacko se multiplient.
Les autorités maliennes sont interpellées pour répondre rapidement à ces appels afin de restaurer la confiance du peuple en elles et en garantissant le respect des libertés individuelles.
EBT

