Depuis l’engagement du Mali dans le Programme d’ajustement structurel où la privatisation sauvage est devenue règle supérieure, les masses laborieuses s’appauvrissent de jour en jour tant sur le plan rural qu’urbain. Quand on prend le cas de la zone urbaine notamment Bamako la capitale, les masses laborieuses vivent pour les enrichis. Le secteur immobilier atteste la situation.
Il est inimaginable dans un pays où le SMIG (Salaire Minimum Garanti) est de : 40.000F CFA, qu’une chambre salon de type moyen soit au minimum de : 60.0000F CFA. Généralement à Bamako, la chambre unique est cédée en location à 25.000 FCFA.
La question qui se pose est de savoir comment un père de famille peut y vivre tranquille avec une épouse et ses enfants ? Il est bien à noter que beaucoup évoluant dans le secteur privé n’ont pas le SMIG.
Cette situation désavoue les autorités dans leur discours d’être en quête pour le bonheur des citoyens. Si le loyer est plus cher que le salaire, comment veut-on que les individus ne soit pas voleur, corrompu ou corrupteur ? Les autorités doivent faire en sorte que les propriétaires immobiliers ne fassent pas excès de zèle et même le dispositif institutionnel qui régit le secteur.
Daouda Z KANE
