Dans le cade de l’intensification des efforts pour faire face aux formes de corruptions au Mali, le Secrétariat Permanent de la strategie nationale de lutte contre la corruption, à travers le Ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, a initié une session de formation à l’endroit de plusieurs organisations de la société civile. C’était du mercredi 30 septembre au vendred8 02 octobre 2026, au Conseil National du Patronat du Mali.
Conformément à la déclaraion du Dr Aboubacar T Konaté, Secrétaire Permanent de la stratégie nationale de lutte contre la corruption représentant le ministre de la refondation, lors de la cérémonie d’ouverture, ledit atelier à l’attention des Organisations de la Société civile autour de la problématique de la lutte contre la corruption, n’est nullement fortuite.
Durant trois jours, atelier s’inscrivait pleinement dans la dynamique impulsée par les recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation (ANR), qui ont placé la transparence, la redevabilité, la bonne gouvernance et la lutte contre l’impunité au cœur du processus de reconstruction et de refondation du Mali.
En effet, la corruption constitue un phénomène particulièrement pernicieux qui affecte profondément le fonctionnement des institutions et fragilise les fondements de l’État de droit. Elle entraîne une utilisation irrégulière ou un détournement des ressources publiques, au détriment de l’intérêt général et des populations.
Au-delà de son impact économique et financier, la corruption porte également atteinte à la confiance des citoyens dans les institutions publiques. Elle fragilise le lien entre l’administration et les usagers, nourrit le sentiment d’injustice et contribue à l’érosion du pacte de confiance indispensable au développement harmonieux de notre société.
Alors, l’objectif de cet atelier était pour le Secrétariat permanent , d’inciter M. Ahmed Sekou Diallo, le président de la coalition de la lutte contre la corruption et ses collegues de la societe civile, à une responsabilité collective en appui à l’action de l’État, qui, aussi déterminée et volontariste soit-elle, ne saurait, à elle seule, produire des résultats durables. D’ou l’importance dudit atelier de promouvoir une citoyenneté active, responsable et vigilante, capable de contribuer à la prévention, à la dénonciation et au suivi des actes de corruption.
Celà, en informant la société civile qu’elle a particulierièrement un rôle essentiel à jouer dans la dynamique, à travers la sensibilisation des citoyens, le suivi de l’action publique, la promotion de la transparence et de la redevabilité, ainsi que la participation au contrôle citoyen.
Au cours des trois jours d’atelier les experts ont presenté le dispositif institutionnel malien de contrôle et de lutte contre la corruption, dans sa diversité et sa complémentarité. Celà, en approfondissant la compréhension des participants sur le rôle et les missions du Bureau du Vérificateur Général (BVG), de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), du Contrôle Général des Services Publics (CGSP), de la Section des Comptes de la Cour Suprême, de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) , de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS) , du Bureau du Médiateur de la République.
À noter que ce fut l’occasion de rappeler la mise en place prochaine de l’Observatoire de lutte contre la corruption prévue par la SNLCC, regroupant les Organisations de la Société civile et le Secteur privé. Un organe qui complètera le mécanisme institutionnel de prévention et de lutte contre ce fléau de la corruption.
Dognoume Diarra
