Souveraineté alimentaire face aux défis croissants du changement climatique : La CNOP plus que jamais engagée auprès de l’AMSD

Sene Kunafoni

La première édition du Forum National de l’Agriculture Biologique et Agroecologie (FNABIO) a ouvert ses portes à Bamako depuis le 27 novembre pour se fermer ce 30 novembre 2025. Au cœur des activités, des conférences débats à travers des panels sur la promotion de l’agriculturebiologique et agroécologie; des expositions de produits agricoles bio, des formations et remises de trophées.

En effet, avec l’accompagnement de la Direction Nationale de l’Agriculture représentant le ministère de l’Agriculture, l’ONG Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) et la Coordination Nationale des Organisations Paysannes (CNOP) ont uni leurs forces pour organiser cette première édition du Forum National de l’Agriculture Biologique et de l’Agroécologie (FNABIO-Mali). Placé sous le haut patronage du Directeur National de l’Agriculture, les activités de cet événement se sont déroulées du 27 au 30 novembre 2025 à la tour de l’Afrique et au Centre Mémorial Modibo Keïta de Bamako.
Il a rassemblé entre autres des acteurs agricoles ( consommateurs, experts et décideurs) autour d’une vision commune pour une agriculture biologique durable au profit de la santé humaine et la protection de l’environnement et l’écosystème.
Des acteurs agricoles de pays voisins, particulièrement M. Sayouba Bonkoungou, Président du Conseil d’Administration de CNABio et président de l’APEDR Burkina Faso a activement participé à cet grand rendez-vous.

Dans une de ses interventions M. Hamidou Diawara, le président de l’AMSD a salué et remercié l’ensemble des partenaires tout en témoignant que ce forum est le fruit d’un partenariat solide entre l’AMSD et le ministère de l’Agriculture, à travers la direction nationale de l’Agriculture; la CNOP; la FAO et CNABio Burkina Faso. Ainsi, il a mis en exergue, les avis du groupement social de la transition agroécologique et biologique portés par les acteurs du développement de l’agriculture au Mali. Toute chose qui facilitera l’éveil des consciences des populations sur les dangers de la dégradation de l’environnement, à travers l’utilisation abusive des produits chimiques.

Pour sa part, le président de la CNOP, M. Ibrahim Coulibaly a mis l’accent sur l’importance des produits agroécologiques dans l’amélioration des conditions sanitaires humaines et sur leur coût moins élevé. « Ce forum est une occasion de réunir l’ensemble des acteurs qui se battent depuis des décennies pour l’instauration d’une alimentation saine au Mali. On a coutume de dire qu’on ne peut pas laver l’estomac une fois qu’une nourriture impure y entre. De plus, le sang, parce qu’après l’estomac, ce que nous ingérons passe directement dans le sang et cela nourrit ou détruit nos organes internes. La question de l’agriculture écologique et biologique n’est pas une question idéologique pour faire politiquement correct, c’est une question de vie ou de mort pour l’être humain », a-t-il fait savoir.
Il a précisé que, pour que les pratiquants de l’agriculture agroécologique et biologique tirent des avantages et se nourrissent de ce qu’ils produisent, qu’il faut la mise en valeur des ressources humaines. En fin, il a martelé que si on ne met pas l’être humain au cœur de nos préoccupations dans les productions agricoles, l’Afrique disparaîtra un jour.

Foire exposition de produits agricoles bio.

Sur les stands, une variété de légumes et fruits bio (tomates, concombres, bananes, oranges…) était exposée, ainsi que des volailles bio (poules, pintades) élevées selon des techniques traditionnelles. Madou Sanogo, responsable du stand de la CNOP Sikasso, a expliqué : « Nos volailles, nourries sans produits chimiques, ont un goût et une qualité supérieurs. Leur prix varie entre 2 000 et 6 000 FCFA ».

Quant à  Madame Samahatou Touré, formatrice en agroécologie paysanne à la CNOP-Mali, elle a éclairé sur l’importance de l’utilisation de la biologie et de l’agroécologie dans l’agriculture en ces termes : « Cette année, les producteurs demandent davantage d’intrants organiques. Celà, parce que nous en avons assez des produits chimiques, des engrais chimiques… qui sont d’ailleurs difficiles à trouver et très chers sur nos marchés. En effet, ces produits chimiques ont des effets néfastes sur la santé humaine. Ils détruisent notre santé et provoquent toutes sortes de maladies. Il faut que les autorités compétentes prennent des décisions importantes pour la valorisation de l’agroécologie. Pour cela, je sollicite la mise en place d’une politique agricole sur l’agroécologie et l’application stricte de la politique semencière pour le bien-être des paysans et la protection de l’environnement », a-t-elle proposé.

D’ici la 2èmeédition, vivement la prise de recommandations pertinentes par les autorités et acteurs agricoles à travers de décisions éclairées pour redynamiser le secteur en valorisant les agriculteurs écologiques.

Dognoume Diarra, Le Confident

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