Et oui, le monde Agricole a un Œil pour voir et une voix pour s’exprimer

Sènè Kunafoni

Le Journal « L’ŒIL DU PEON » est là pour satisfaire un besoin d’information et de sensibilisation dans le domaine de l’Agriculture Malienne et d’ailleurs

Le journal « Œil du Péon » découle du constat d’un renforcement de communication autour du secteur agricole dans la presse écrite malienne. Le renforcement de la communication dans le domaine agricole permettra de contribuer aux besoins d’informations et de sensibilisation des populations maliennes et même de l’extérieur.

Le journal (à travers son accessibilité) permettra de cibler les populations fortement caractérisées par son extrême jeunesse. Premier du genre au Mali, ce journal est en grande partie consacré aux informations agricoles et au Mali et ailleurs et aux chroniques sur le secteur du paysannat malien. A travers « L’Œil du Péon », nous comptons également montrer une autre image de la presse écrite en analysant des informations agricoles. Et cela avec des rédacteurs spécialisés dans plusieurs rubriques : chronique d’agriculture, édito et analyse des faits d’actualité en Afrique et dans le monde « divers »…

Sur le plan éditorial, rendre visible le secteur du paysannat en produisant des articles sur le monde rural/agricole un dessein primordial du journal Œil du Péon.

Le gouvernement du Mali, conscient du potentiel que représente le secteur agricole et agro-alimentaire pour la création d’emplois et de la génération des revenus, sans oublier les multiples effets d’entrainement, a adopté une politique des filières à la fin des années 1990.

Cette politique des filières a été opérationnalisé dans le cadre du schéma directeur du développement rural (SDDR) par de multiples projets et programmes dont le programme d’appuis aux services agricoles et organisations paysannes (PASAOP), le programme de compétitivité et de diversification agricole (PCDA), le programme d’amélioration de la productivité agricole au Mali (PAPAM) et projet du cadre intégré.

Ces projets et programmes avaient pour objectifs d’assurer une transition de l’agriculture de subsistance qui emploie majoritairement la main d’œuvre familiale très peu qualifiée vers une agriculture industrielle et commerciale des produits transformés et labellisés très exigeantes en mains d’œuvres qualifiées.
Cependant, malgré ce volontarisme des autorités, le développement des filières agricoles reste entravé par de multiples contraintes dont entre : (i) l’indisponibilité et l’inaccessibilité des semences et intrants agricoles spécifiques ; (ii) la faible maîtrise des techniques de production, (iii) le faible rendement de production ; (iv) insuffisance de débouchées pour les produits agricoles ; (v) difficultés d’accès aux financements ; (vi) mauvaise connaissance de la demande et des besoins solvables en intrants agricoles spécifiques ; (vii) risques économiques et climatiques élevés pour l’agriculture ; (viii) la faible valorisation des produits ; (ix) l’insuffisance d’informations sur le marché. Ces différentes contraintes entravent le développement du secteur agricole en amont et du secteur agroalimentaire en aval.

En alimentant le marché malien de produits agricoles subventionnés, les exportations agricoles européennes sont considérées comme un des facteurs majeurs de perturbations des filières locales de production agricole. Elles installent une concurrence déséquilibrée sur le marché local africain qui dans le long terme pourrait décourager les entrepreneurs privés et pouvoirs publics d’investir dans les filières agricoles, mettant en péril le potentiel d’emplois de milliers de jeunes à travers chaque région socio-foncière et agro-écologique au pays. Les marchés accessibles aux petits producteurs sont en effet étroits et souvent cloisonnés à cause de l’insuffisance des voies de communication et de la mise en place de barrières douanières. Le Mali comme d’autres pays africains tentent de se défaire des pratiques commerciales héritées de l’époque coloniale, qui privilégient les échanges avec leurs anciennes colonies plutôt qu’entre eux.
Le gouvernement doit prendre des mesures pour assurer des prix rémunérateurs et stables aux petits producteurs. En plus, garantir leur accès aux ressources de production (terres agricoles, eau, crédits agricoles, équipements mécanisés) pour développer la capacité de production des petits producteurs dans la dynamique de leur viabilité économique et la fixation des bras valides dans leurs terroirs villageois.
Ces facteurs pourraient aussi contribuer à supprimer ou minimiser la dépendance des systèmes de production aux marchés (locaux, territoriaux, nationaux). En toute évidence, à long terme, producteurs comme consommateurs gagnent à ce qu’une politique de soutien des prix aux producteurs soit mise en place.
Des prix rémunérateurs et stables, sont susceptibles de favoriser les investissements dans les petites exploitations agricoles familiales, ce qui tend à augmenter la productivité du travail, et donc la production et le surplus commercialisable. Les politiques agricoles visant à assurer des prix rémunérateurs et stables renvoient à un large éventail de mesures, qui peuvent être mises en œuvre à différentes échelles et sur différents maillons des filières de production. Les politiques de fixation des prix, y compris celles liées à la régulation des marchés, sont fondamentales pour déterminer le revenu que les petits producteurs peuvent tirer de la mise de leur production sur le marché, nombre de petits producteurs deviennent insolvables, car leur besoin de liquidité pour supporter des frais immédiats les oblige à vendre leurs produits en-dessous des coûts de production .
Le manque d’information de marchés accessibles, fiables et à temps du fait que les petits exploitants soient souvent défavorisés quand il s’agit de planifier la vente de leurs productions. Il consiste à analyser la contribution des exploitations agricoles familiales à structurer l’économie rurale agricole permettant à une part importante de la richesse d’être créée, retenue, redistribuée et restituée à l’exploitation familiale et aux différentes échelles d’économie locale, territoriale et nationale.
C’est à l’issue de plusieurs investigations sur ces insuffisances médiatiques dans le secteur agro-alimentaire que le Journal L’Œil du Péon a vu le jour afin de combler le vide communicationnel entre paysans ; autorités agricoles et operateurs agrobusiness.
Les lignes éditoriales du Journal L’Œil du Péon se déclinent comme suit :D’aborder des thématiques sur l’agriculture en général ; D’aborder des thématiques sur les subventions agricoles accordées aux producteurs ; D’aborder des thématiques sur la commercialisation des produits issus de nos systèmes agricoles et agro-alimentaires locaux ; D’aborder des thématiques sur la régulation du flux des importations du riz au Mali ; De produire des articles sur les rôles que doivent jouer les organisations de producteurs (Op) pour faciliter l’accès et la connexion des producteurs agricoles familiaux aux marchés ; De créer de relations de partenariat avec les Organisations de producteurs (Op) qui soient porteuses de nouvelles dynamiques pour informer le grand public sur les difficultés auxquelles ces Op et les ruraux agricoles font face ; D’appuyer les Op dans le cadre de leurs activités pour donner plus de visibilité et de lisibilité au plan médiatique.

L’objectif général du premier journal agricole en presse écrite sur papier et en ligne, l’œil du Péon est de contribuer à la formation, l’information et la sensibilisation du public malien et international ; informer et sensibiliser les populations à travers le journal ; faciliter l’accès de l’information du secteur agricole aux populations paysannes du Mali. À cet effet, les populations adoptent des changements de comportements favorables au secteur agricole car elles sont, à travers le journal l’œil du Péon, informées et sensibilisées.

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